La joie

Sapin de Noël Rose« Joie : Émotion vive, agréable, limitée dans le temps; sentiment de plénitude qui affecte l’être entier au moment où ses aspirations, ses ambitions, ses désirs ou ses rêves viennent à être satisfaits d’une manière effective ou imaginaire. »

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/joie

Il y a un mois que j’ai publié sur mon blogue. Considérant ce délai ainsi que le titre de cet article, vous vous demandez peut-être si je me suis convertie à une quelconque religion pendant ce temps. Non, rien à signaler de ce côté. J’ai toutefois découvert le site suivant : DéveloppementPersonnel.org, et je publie cet article dans le cadre l’édition de juin de « À la croisée des blogues » dont le thème est « Ré-accueillir la joie ». Je dois avouer que j’ai tendance à utiliser le mot joie seulement à certaines occasions précises qui soulignent des jours de fête : Joyeux Noël, Joyeuses Pâques, Joyeuses St-Valentin, Joyeux anniversaire. Comme si la joie était plutôt un sentiment que je souhaitais aux autres qu’un sentiment que j’éprouvais ou même un sentiment qui nécessite des cadeaux pour être ressenti. J’ai aussi dû chercher la définition du mot pour m’assurer que je le comprenais bien.

J’ai trouvé sur un site assez sérieux une définition assez longue (voir citation au début de l’article) dont j’ai retenu deux extraits : « … sentiment de plénitude … désirs ou rêves viennent à être satisfaits …». Mais qu’est-ce que la plénitude? Ah non, je ne vais pas commencer à chercher tous les minis détails et finir avec un article-thèse-de-doctorat illisible. J’ai quand même trouvé, sur le même site, la définition de sentiment de plénitude : « État d’une personne comblée, […] qui ressent un bien-être physique et moral ». Cette forte association entre la joie et le sentiment de satisfaction évoque en moi des émotions plus profondes que celles que j’éprouve lorsque je reçois un œuf de pâques ou un nouveau pyjama. En effet, avant mon burnout/épuisement/dépression/mot-de-votre-choix, la satisfaction a toujours été mon 42è kilomètre de course, ma dernière épisode de Friends, mon autre côté du pont Champlain, bref quelque chose que l’on n’atteint jamais ou seulement au bout d’incroyables efforts. Ce n’était jamais assez beau, assez bien, jamais à la hauteur du catalogue Sears. Je me souviens d’avoir pleuré à huit ans parce que notre arbre de Noël n’était pas pareil à celui dudit catalogue. J’étais loin d’être dans « l’esprit du temps des fêtes » et mon Noël ne fut pas Joyeux.

Cette anecdote, et d’autres expériences personnelles plus ou moins glorieuses, me permettent d’affirmer que le sentiment de satisfaction est nécessaire à la santé mentale. En effet, si je prête attention à ce qui me satisfait, je peux mieux choisir ce que j’entreprends. Un jour, j’ai vu deux pots de 1kg de protéine en poudre à vendre sur un site d’annonces. Raison de la vente : « Je voulais aller m’entraîner mais finalement je n’y suis pas allé ». Reconnaître ce qui me satisfait, ce qui me procure de la joie, me donne la motivation d’entreprendre des activités et m’évite de dépenser inutilement pour un abonnement au gym et 2kg de protéines. Mais surtout, je dois me rappeler que ce qui me satisfait n’est pas nécessairement ce qui satisfait les autres, ou ce qui est à la mode. Je déteste le gym. J’adore faire du bricolage. Soit. J’aurai un beau centre de table plutôt que des abdominaux découpés mais après tout, c’est de ma santé mentale dont il s’agit et je trouve cela plus important.

Je dois aussi conserver des attentes raisonnables afin de me permettre d’éprouver de la satisfaction. Si j’exige que mon centre de table soit pareil à celui qui m’a inspiré sur Pinterest ou que mes abdos soient comme ceux de Janet Jackson (dans une situation hypothétique où j’aimerais faire des redressements assis), je ne serai probablement jamais satisfaite.

Je reconnais aujourd’hui pourquoi faire un sapin de Noël me procure de la joie : c’est une activité créative, que je fais en compagnie de ceux que j’aime et au cours de laquelle je peux donner libre cours à mes performances vocales sur les plus grands succès de Noël mille fois remâchés par différents artistes. Aussi, j’accepte que mon sapin ne soit pas pareil à celui du catalogue Sears ou à tous ceux de Pinterest parce que maintenant, je me permet de ressentir de la satisfaction, de la joie.

En terminant, merci à Patricia Letang du blogue Attention! Bonheur possible pour l’organisation de cette édition de la « À la croisée des blogues ». Cette contribution m’a procuré un joyeux moment 😉

http://attention-bonheur-possible.com/joie

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